samedi 8 novembre 2008

ORY/BCN/MAD/EZE

Bienvenido en Argentina,
16h de vol, de doutes, d'excitation, de spleen et d'impatience. Il est presque 22h00 (heure locale) lorsque je foule le sol argentin. Je respire à plein poumons. J'y suis. Après avoir passé les douanes, je récupère mes bagages dans un brouhaha impressionnant, ça crie dans tous les sens, en anglais, en espagnol, en portugais. Un officier de police me tend un papier intitulé "Cuidado" pour m'informer de l'indélicatesse de certains chauffeurs de taxi qui, au lieu de vous emmener à destination, vous trimbalent dans les bas quartiers pour vous dépouiller. J'en prends bien note et me dirige vers ce que l'on me présente comme les taxis officiels. Après une bonne demi-heure de patience, je m'installe dans un taxi, direction Recoleta, le quartier de BA où se situe mon hôtel. La route depuis l'aéroport, en pleine nuit, ne donne pas forcément le sentiment d'avoir traversé l'Atlantique. Les zones industrielles y sont nombreuses et accueillent toutes les grandes enseignes internationales. L'autoroute est très fréquentée et je suis étonné de la pléthore de péages qu'il faut passer pour accéder au centre de la capitale. "Centro" indique le panneau vert. Le taxi file à toute vitesse dans des grandes avenues où malgré l'heure tardive, règne une euphorie festive, vendredi soir oblige. Au numéro 921 de la calle (prononcez "caché") Ayucacho se dresse le Milonga Hotel, vendu sur Internet comme "Un hôtel de charme dans le quartier huppé de BA".
L'accueil y est excellent. On me conduit à la chambre "Gardel" (célèbre chanteur de tango) situé au premier étage du bâtiment donnant sur le patio. Je découvre que la pension proposait aussi une chambre "Maradona" et une autre "Evita". Petite déception. Je prends mes quartiers dans la habitacion Gardel, et las de ce long voyage, je me glisse sous des draps à la blancheur improbable. Pensif, je m'endors. Première nuit solitaire.
8h00 et déjà debout. J'ai envie de sentir la ville, tout de suite. La plupart des commerces sont encore fermés. Je m'installe à la terrasse d'un café et je me régale de Latte et de tartines de dulce de leche pour une poignée de pesos. Le ciel est couvert ce matin et quelques gouttes de pluie s'offrent même une parade sur l'Avenida de Santa Fe. Cette artère large et bruyante rassemble beaucoup de boutiques et de librairies, notamment une magnifique qui occupe un ancien théâtre. Sur le trottoir d'en face, un ZARA, ouf, je suis sauvé. Je déambule dans les rues perpendiculaires. L'organisation de l'espace n'est pas sans rappeler les métropoles américaines, tout y est symétrique et rationnel. Cocasse, les panneaux indicatifs des rues sont sponsorisés par Nokia. Je trouve un boui-boui aux couleurs flashy, je me croirais presque rue du Faubourg du Temple. J'y trouve une paire de Havaianas à 5€ (oui oui Claire, j'y penserai). Je rentre à l'hôtel et je me pose dans ce charmant patio. Je branche mon laptop et m'installe sur une table criarde. Les hôtes vont et viennent, jeunes et étrangers pour la plupart. L'atmosphère est conviviale et sincère. Une employée de l'hôtel s'adresse à moi pour me demander si je veux un café. Je lui répond par l'affirmative, avec mes résidus d'espagnol et surtout un langage non-verbal développé. Elle semble avoir compris que "Si, Si me gusteria un café con leche". Quelques instants plus tard elle revient et se targue d'un "bonito chico". Je crois qu'elle m'a trouvé joli, disons "Guapo". Je me sens bien là, détendu et bien déterminé à vous donner mes premières impressions. Promis, j'essaierai d'être assidu!
Besitos

2 commentaires:

Girl Anachronism a dit…

Welcome on da bloggo, baby !
Nice shot.

astrid a dit…

promis, je ferai partie des plus assidus à ton blog
j'ai adoré te lire, c'était poétique, je m'y suis cru...à la terrasse du café avec toi!
disfruta bien...
besos
astrid