Prendre le pouls. Ressentir et vibrer. Je continue ma découverte de la ville, de ses rues et de ses quartiers. C'est immense et violent. Je m'y perds. C'est agressif mais attachant, tout ce bruit, cette pollution et cette poussière. Ici, je me sens à Paris, à Madrid, à New York. Ce n'est plus l'Europe et pas encore l'Amérique. Peut être seulement le meilleur de tout; aussi un bel exemple de chaos. L'architecture et l'urbanisme conjuguent merveilles et ratés. La population, forte des nombreux mouvements migrants ne ressemble à aucune autre. Tous les continents se sont tôt ou tard amarrés à ce port. L'écoute d'un Coréen parlant un espagnol impeccable est assez surprenant. Les glaces et les pizzas y sont peut être même meilleures qu'à Rome. Les vins absolument divins. J'use les trottoirs sous un soleil assommant. Mes échappées solitaires m'épuisent. Je pense à Paris, au ciel lourd au début de novembre. Je pense aux frissons dans mon manteau, à un chocolat chaud dans un café feutré du Marais. La mélancolie est légitime.
jeudi 13 novembre 2008
Fill in the blanks
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